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Ski à mobilité réduite
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LE SKI SANS COMPLEXE....

On dit souvent des sports de glisse qu'il s'agit d'une activité réservée à des personnes en pleine capacité de leurs moyens. FAUX.

Depuis quelques années, il est de moins en moins rare de cotoyer sur les pentes des skieurs d'un tout autre type qui profitent de l'hiver comme jamais ils ne l'auraient espéré.

Marc Quessy de Sherbrooke (anciennement de ma Mauricie natale) en est un exemple éloquent. Même assis, il maîtrise la glisse comme pas un. Skier à ses cotés est un des beaux petits plaisirs du ski qu'il m'a été donné d'avoir....et j'entend bien récidiver.

Toute cette évolution est dûe à des modèles véhiculés par les Marc Quessy ou l'athlète paralympique Diane Roy mais aussi grâce aux efforts de la Lieutenant-gouverneur du Québec, l'honorable Lise Thibault qui a travers sa Fondation a su promouvoir à merveille cette activité.

En 1997, après 33 ans de vie en fauteuil roulant, Lise Thibault fait une première expérience de ski assis qui lui a procuré un immense sentiment de liberté. Le germe était alors semé. Au début de l'an 2001, elle se rendra en France y découvrir la pédagogie du ski assis. A son retour, elle instaure le programme chez nous. Aujourd'hui, 31 stations à travers le Québec offrent le Programme de ski assis à leur montagne.

Si certaines stations ont instauré le programme avec conviction, il est regrettable que d'autres ne l'aient fait que pour se donner bonne conscience sans plus s'y investir. Certains promoteurs acceptent les fauteuils à ski à "condition que ça ne dérage pas les opérations" comme ralentir occasionellement le débit des télésièges. Méfiance mal placée car il serait bien étonnant que dans notre société d'aujourd'hui, il y ait des skieurs qui ne soient pas disposés à partager leur joie de la glisse avec d'autres qui ont moins de chance.

Ski et handicap se conjuguent au même temps
L’accessibilité pour tous. Même sur les pistes de ski. En Savoie et Haute-Savoie, 32 stations peuvent accueillir des personnes handicapées. 

- MONT SUTTON AMÉLIORE SON SERVICE EN SKI ADAPTÉ - Grosse montagne pour gros skieurs mais qui a aussi sa place pour les skieurs adaptés.

- FAITES DU SKI TOUT EN DEMEURANT ASSIS - Deux nouveaux sports de glisse, le «tamdem» et le «dual-ski», sont en pleine expansion au Québec. Il s'agit de deux méthodes alternatives pour faire du ski alpin s'adressant prioritairement aux handicapés et aux personnes âgées. Reportage TVA au mont HABITANT.

- TESSIER : La technologie du ski assis. Site français illustrant les divers engins sur le marché qui se retrouvent d'ailleurs au Québec.

- FSHE : Fédération des skieurs handicapés de l'Estrie. C'est probablment le berceau pour skieurs à mobilité réduite au Québec. Une organisation dynamique sans pareil.

- ONTARIO TRACK 3 SKI ASSOCIATION : Le site ontarien des skieurs à mobilité réduite. Voyez-y entre autre le video "Freedom to fly".

SUIVEZ LE GUIDE - L'Association des Sports-Loisirs Pour Aveugles (ASLPA) est à la recherche de guides-bénévoles. Des sorties sont organisées tous les dimanches, certaines fins de semaine et en soirée. Une façon originale d'associer le bénévolat et le plaisir de la glisse tout en visitant gratuitement de belles stations. Ca vous intéresse ?

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MARC QUESSY : un skieur bien en selle

Par Roger Laroche
La Tribune - 27 février 2003

« Les skieurs traditionnels ont eu à composer avec l’avènement de la clientèle de la planche à neige. Ils devront dorénavant apprendre à composer de plus en plus avec la nouvelle clientèle des skieurs à mobilité réduite ». C’est ainsi que s’exprimait samedi dernier au mont Bellevue, Marc Quessy alors qu’il assistait avec enthousiasme au dévoilement par le Lieutenant gouverneur Lise Thibault de deux appareils de glisse qui feront le bonheur de ceux qui croyaient que les activités de montagne ce n’étaient pas pour eux.

Ce n’est pas tant pour lui mais pour ceux qui année après année ne voient plus l’hiver finir que cet athlète accompli se réjouit de ces nouveaux moyens d’accessibilité aux pistes de ski. Malgré que le destin lui ait enlevé la capacité de pouvoir utiliser tout le bas de son corps, de la poitrine aux pieds, Marc Quessy mord à belle dent dans l’hiver depuis qu’il a connu les joies de la glisse. « Avant je n’adorais que l’été. Maintenant j’aime l’hiver » dit-il.

Marc Quessy possède déjà son fauteuil mono-ski très performant mais il est bien conscient qu’il compte parmi la rare élite à posséder la dextérité de maîtriser ce type d’engin. C’est pourquoi il se réjouit de voir que les nouveaux appareils mieux adaptés vont élargir les possibilités chez ceux qui se voyaient éternellement confinés à regarder la montagne d’en bas.

C’est avec une passion et surtout une conviction hors du commun, que le Lieutenant Gouverneur disait samedi dernier utiliser ce qu’elle appelle son « pouvoir moral » pour convaincre les personnes à mobilité restreinte d’abattre un complexe de plus. Madame Thibault espère convaincre aussi la grande majorité des stations de ski du Québec d’emboîter le pas derrière la quinzaine de centres qui déjà offrent cette ouverture.

En Estrie, les personnes à mobilité restreinte comptent déjà sur trois centres. A la pionnière Owl’s Head qui offre plus d’une quinzaine d’appareils et une soixantaine de moniteurs, viennent de s’ajouter les monts Gleason et Bellevue qui ont chacun deux fauteuils de glisse et de nouveaux moniteurs rigoureusement formés.

Il fallait voir samedi dernier le sourire de Françoise Martin, victime d’ataxie cérébelleuse. Son manque d’équilibre depuis la naissance était compensé par un moniteur posté sur deux skis intégrés au traîneau. Excitée comme pas une, elle ne pensait jamais pouvoir ainsi prendre une bonne pinte d’air en hiver.

D’abord le plaisir de la vue

Dès qu’il atteint le sommet de la montagne, le premier réflexe de Marc Quessy est de contempler la vue qui s’offre à lui et réaliser le privilège qu’il a de jouir d’un point de vue que n’ont pas bien de ses pairs.

Vient ensuite le moment d’attaquer la pente et de se concentrer sur les manœuvres. « La technique est la même que faire du ski debout. Les épaules perpendiculaires à la montagne, il faut un certain niveau d’agressivité » explique le conseiller en placement.

Celui qui a déjà représenté le Canada aux Jeux Paralympiques de Séoul, Barcelone et Atlanta explique avoir maîtriser le ski en fauteuil en une vingtaine de sorties. Il est conscient que tous non pas les même limitations que lui mais il importe d’envoyer le message que l’activité de la glisse est plus que jamais accessible et que l’on peut de moins en moins prétendre ne pas avoir l’outil qu’il faut. Avec l’éventail d’engins maintenant offert, chacun y trouve le moyen à sa mesure.

Tout au long de la rédaction de cet article, j’ai refusé d’utiliser le mot « personne handicapé ». De pouvoir skier avec Marc Quessy et les autres personnes à mobilité restreinte ne m’a jamais laissé l’impression que cela était un « handicap » pour quiconque. Au contraire, j’ai eu à chaque descente le sentiment et surtout le plaisir que je descendais avec d’autres skieurs….point à la ligne. 

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