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30 novembre 2017

L’affirmation voulant que « skier au Québec coûte cher » est certainement un euphémisme quand on regarde combien il peut en coûter ailleurs chez nos voisins de la Nouvelle-Angleterre. Tandis que les prix sont relativement stables dans les stations québécoises, ils ont littéralement bondis cet hiver au Vermont où le nombre de stations affichant un prix d’achat du billet journalier à plus de 100 $ US est en hausse. Bien sûr, il faut courir les spéciaux mais encore là, même à rabais, les prix sont encore supérieurs à ceux d’ici.

Quand on y regarde de plus près, force est de reconnaître le vieil adage « Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console. » Les deux stations les plus chers au Québec en terme de prix journalier, Tremblant (89$ CAN + TPS + TVQ + taxe tourisme) et Mont-Sainte-Anne (79$ CAN + TPS + TVQ + taxe tourisme) sont quasi des aubaines comparativement au Vermont où le prix moyen est de $87.76 US / jour. (113 $ CAN)

L’aubaine est encore meilleure à Tremblant si on profite de la Carte Latitude où vous pourrez skier 3 jours (177$ CAN) pour le prix d’une seule journée à Stowe ($131 US ou 170$ CAN).

En règle générale, les prix au Vermont ont augmenté de 8% cet hiver. Première station vermontoise à dépasser la barre des $100 US en 2014-2015, Stowe a été suivie l’année suivante par Killington, Okemo et Stratton. S’ajoutent cette saison Mount Snow et Sugarbush pour un total de 6 stations sur 17 exigeant un prix aussi élevé. Toutes ces stations offrent quand même des forfaits promotionnels à rabais.

La station la moins cher au Vermont est Queechee qui exige un prix journalier de 45$ ce qui est supérieure à la très grande majorité des stations québécoises.

UNE TARIFICATION CHAMBOULÉE

Il y a un danger que l’accroissement de la tarification journalière élevée rebute les skieurs occasionnels. C’est l’inquiétude que nourrie Yves Juneau, le PDG de l’Association des stations de ski du Québec qui souligne que les statistiques de vente de l’industrie démontrent que la moitié des revenus de billetterie des stations de ski dépend des ventes de billets journaliers

Yves Juneau craint que la consolidation du marché chez nos voisins du sud et les offres des deux géants tels Vail Resorts et Aspen Sking avec leur passes multi-stations servent bien les skieurs actifs par rapport aux skieurs occasionnels qui, pour moins de 1,000 $ font une bonne économie d’échelle.

C’est là un modèle qui n’est cependant pas prêt de s’établir ici. Les conglomérats sont rares sauf pour les centres de la Vallée de St-Sauveur qui peuvent se permettre une structure de prix multi-stations. Les tentatives de résurrection du concept de Ski dans l’Est qui fut si populaire à une certaine époque se sont toujours avérées vaines depuis sa disparition.

Peut être que l’informatisation des passages en guérite comme au Massif de Charlevoix, dans les stations Les Sommets ou à Bromont, montagnes d'expérience cet hiver pourraient permettre un certain maillage au bénéfice des skieurs.

Un fait demeure, la question de la tarification est à un carrefour névralgique pour l’industrie d’ici. Pas étonnant que l’on suit de près l’évolution du marché américain. Une augmentation des prix journalier pourrait rendre frileux les skieurs bien plus que le facteur de refroidissement éolien.

Source : Roger Laroche - carnetduski.com - texte & photos

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