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6 novembre 2017

Tandis que le marché montréalais boude depuis plusieurs années le principe du Salon du ski, ceux de Boston, Toronto, Ottawa et Québec (il y en a 2) persistent et signent. Il doit bien y avoir une raison. Cherchez l’erreur. Le Québec fait souvent bande à part d’ailleurs en Amérique mais cela ne lui donne pas raison pour autant.

En souscrivant uniquement aux plateformes des médias sociaux, l’industrie du ski se condamne à l’obligation de résultats immédiats. Toutes démarches en ce sens doivent générer des résultats (ventes) immédiates. Les outils raffinés de mesure ne mentent pas. Mais est-ce là l’unique avenue de soutient d’une industrie déjà reconnue comme frileuse et conservatrice ?

Ce que l’industrie du ski oublie, c’est que pour stimuler une vente, il faut qu’en amont le client ait été prédisposé. Il faut que l’on ait stimulé ses sens sinon il n’aura certainement pas le réflexe lorsque le moment sera venu de passer à l’acte. Et c’est là qu’entrent en jeu les salons du ski et les sites web spécialisés tel le Carnet du ski.

Il est pour le moins aberrant d’entendre des gestionnaires de montagnes se défiler de cette obligation de promouvoir son activité en pré-saison en disant que « la meilleure publicité c’est celle d’une tempête de neige. Les gens n’auront pas le choix, ils viendront ». Le client aura peut être déjà été stimulé par un autre type d’activité et il ira peut être ailleurs. Rien n’est garantit.

Paradoxalement et ironiquement, les acteurs de l’industrie qui chignent sur les salons et les sites spécialisés sont les premiers à aller les visiter (pour se ressourcer) ou à consulter les sites web pour se tenir au courant de ce qui se passe dans leur industrie. « Croyez ce que je dis et non ce que je fais ». (sic)

SALON DU BACKCOUNTRY

La 3eme édition du Salon du Backcountry qui s’est tenue à Québec le week-end dernier aura été la démonstration sans équivoque de la pertinence de ce type d’outil promotionnel. Bien sûr, nous avons entendu des exposants plaider que leur présence à ce salon ne générait pas de ventes directes et immédiates mais d’autres nous ont admis que l’événement constituait une vitrine unique pour ce nouveau segment en croissance permettant ainsi d’initier, sensibiliser, intéresser et ultimement séduire une nouvelle clientèle néophyte tout comme celle déjà conquise.

Ce carrefour aura permis une interaction « en personne » entre l’industrie et les clients. Jamais les nouvelles plateformes ne pourront se substituer à ces rapports humains. Michel Simard, propriétaire de Ski Michel à Beaupré croit dans ces rapports avec la clientèle surtout lorsqu’il s’agit d’une nouvelle activité alpine en croissance. Ce dernier insiste sur l’importance pour les détaillants de s’investir pleinement dans le développement de cette nouvelle tendance et le salon est pour lui une démarche incontournable parmi plusieurs. « Il faut parler aux clients, offrir le plus large éventail possible et avoir des gens compétents pour bien expliquer les choses », dira celui qui, tel un pèlerin s’est beaucoup investi à convertir les visiteurs.

Ce Salon du Backcountry aura également été un levier promotionnel indéniable pour la Gaspésie où pullulent de plus en plus de pourvoyeurs en ski-touring. La région, dites éloignée, ne l’est peut être plus tant que cela. L’infrastructure ne cesse de se peaufiner. L’interaction avec les clients potentiels ne pouvait que semer le germe de dividendes futurs que les réseaux sociaux mettraient du temps à convaincre.

Pionnier dans ce créneau gaspésien, Stéphane Gagnon, propriétaire chef guide de Ski Chic Chocs, était présent tout comme il le sera la semaine prochaine au Salon de Boston. « Nous avons un produit que les américains eux-mêmes n’ont pas sur leur vaste continent. Une présence au salon est un complément incontournable aux nombreux articles dans les revues spécialisés traitant de plus en plus du caractère unique de la Gaspésie qui n’a rien à envier à d’autres destinations "exotiques" ailleurs dans le monde » .

Salon du ski et média spécialisés méritent de survivre en étant soutenu par l’industrie tel un investissement à long terme, au même titre qu’une remontée mécanique ou système d’enneigement mécanique. D’avoir une courte vue n’est pas nécessairement garante de succès et pérennité à long terme.

" Quand un cultivateur sème, il ne récolte pas nécessairement le même jour. " 

* CLIQUEZ SOUS LA PHOTO EN TÊTE DE REPORTAGE POUR PLUS DE CLICHÉS DU SALON DU BACKCOUNTRY. 

** Prochain salon du ski à Québec - 17 au 19 novembre : GRATUIT  

Source : Roger Laroche - carnetduski.com - texte & photos

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