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28 février 2014

Le champ de poudreuse n’avait rien d’un chant du cygne, mais à l’avant-dernière journée du séjour, il était temps. L’appréhension d’une deuxième demie de semaine avec une météo aléatoire ne se sera pas matérialisée, loin de là. La pluie de fin de journée de la veille dans au fond de la vallée s’était plutôt transformée en une généreuse bordée en altitude. Dans les Alpes suisses, il y a souvent 2 saisons le même jour à 2 000 mètres d’écart. Après tout, ne vient-on pas skier en Europe pour se dépayser des conditions durcies qui prévalent plus souvent chez nous ?

Au départ de la télécabine au Châble à 821 mètres, on pouvait se croire trop vêtu par un temps de début de printemps. Arrivé au sommet de Chassoure à 2 740 mètres, il faisait un beau froid d’hiver. La nouvelle neige était sèche et titillait déjà nos spatules sur un damé non durci et combien agréable. Mais ce n’était pas un matin où il fallait demeurer en pistes travaillées. Les zones vierges furent littéralement prises d’assaut en un rien de temps. La folie furieuse : « There is no friend on a powder day ».

Il y avait certes les experts qui maitrisent bien la technique, mais majoritairement le style de la majorité des skieurs n’avait rien de ce que l’on voit dans les films. Pas facile de garder une constance dans la descente. Le nouveau matelas de neige fraîche semblait uniforme, mais il était miné de bosses fermes et invisibles, forgées par plusieurs jours sans nouvelle neige. Nous avons ainsi eu droit à quelques chutes spectaculaires où les fixations remplissaient bien le rôle de se disloquer lorsque surpris par une bosse insoupçonnée.

La journée aurait d’ailleurs pu s’arrêter brusquement pour un compagnon de descente dont le ski détaché s’était littéralement enfoncé dans la neige profonde. Telle une sonde, notre bâton aura finalement retracé le ski enlisé, mais l’incident aura démontré notre négligence de ne pas avoir apporté nos lanières de poudreuse (powder straps) qui auraient facilité la recherche.

Finalement, les plus belles descentes n’auront pas été les nôtres, mais bien celles que nous pouvions observer à distance chez ceux qui s’étaient laborieusement donnés la peine d’être vraiment hors piste. Qu’à cela ne tienne, le plaisir était au rendez-vous plus que la frustration. Manque d’entraînement et manque de technique certes, mais il ne faudrait pas que l’occasion se présente plus souvent pour que nous soyons plus aguerris à ces conditions qui sont si rares chez nous.

Rapidement ratissées, les pistes balisées n’en demeuraient pas moins agréables avec une neige encore généreuse qui n’avait rien de la base classique aux allures de croustilles ondulées. Et cela contribuait encore au dépaysement des conditions de chez nous que des milliers de skieurs n’avaient pas totalement encore altéré en fin d’après-midi. Certaines pistes avaient des allures de fourmilières. En cette période de vacances scolaires en Europe, il y avait de quoi faire saliver les gestionnaires de stations de ski québécoises qui aimeraient bien en avoir autant en cette période de relâche qui s’amorce.

Mais au terme de la journée, ce sont plutôt nos bonnes vieilles jambes qui avaient besoin de faire relâche.

NDLR : En terrain inconnu, le hors-piste pose toujours des risques pour certains plus téméraires que d'autres. La station Verbier a d'ailleurs connu un décès durant notre séjour .  Plus de détails  

Source : Roger Laroche / carnetduski.com (texte & photos)

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