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20 octobre 2010

Un peu coincés et ne voulant pas porter le fardeau politique de la fermeture du Mont Orford, les représentants de la MRC Memphrémagog ont résolu hier soir (mercredi) de demander au gouvernement du Québec de surseoir à la fermeture du centre de ski et du terrain de golf situés dans le Parc national du Mont-Orford. Les élus politiques ont donc maintenant 90 jours pour soumettre un plan de relance qui sera viable. Cette nouvelle étape à une saveur de « déjà vu ».

Affichant un optimisme quelque peu débordant, les politiciens locaux se disent confiants qu’ils réussiront là où plusieurs avant eux ont échoué. Impossible cependant pour l’instant de savoir qu’elle sera la recette miracle mais un fait est clair, la relance se fera sur une base exclusivement de rentabilité économique sans l’apport de deniers publics ont déclaré les politiciens, frileux face à une éventuelle réaction des électeurs.

Interrogés par le Carnet du ski, les élus étaient peu loquaces sur les pistes de solutions qui seront utilisées. Le préfet de la MRC Gérard Marinovich désire attendre la « modélisation des hypothèses » avant de s’avancer sur un scénario quelconque. Un comité-aviseur (un autre) a été mis sur pied et veillera à trouver la bonne avenue pour la relance. Il jouira d’un budget spécial de 50,000$ afin de solliciter l’expertise nécessaire.

Le nouveau comité sera plus souple que celui que la MRC avait mis sur pied à la demande du gouvernement avant qu’il ne lance l’appel d’offre qui a échoué. Le préfet Marinovich croit qu’il y aura ainsi plus d’espace pour arriver plus rapidement à un consensus contrairement aux laborieuses délibérations où Chambre de Commerce, Association touristique et Environnementalistes avaient mené à une solution compliquée et irréalisable.

Le maire du Canton d’Orford, Pierre Bastien, croit qu’il y aura plus de prétendants au portillon compte tenu de la disparition de la lourde garantie de 4 M $ associée au dernier appel d’offre. On croit déjà percevoir que le modèle de PPP (partenariat public-privé) est dans la mire. Plusieurs observateurs demeurent cependant perplexes qu’un entrepreneur privé pourra y tirer son profit sans le soutient financier du secteur public. Déjà, le gouvernement provincial fait la démonstration que la rentabilité n’est pas au rendez-vous en allouant cet hiver une somme de 200,000 $ par mois pour éponger les déficits et maintenir le respirateur artificiel.

La somme mensuelle du gouvernement provincial représente d’ailleurs la somme annuelle sur cinq ans que confère le fond de relance auquel ont déjà contribué modestement le milieu d’affaires et les villes de Magog et Orford. Ce fond pourra être bonifié autrement que par des argents souligne la mairesse de Magog, Vicki May Hamm. Cette dernière avance des contributions en échange de services contre de la visibilité, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici.

L’optimisme des élus résident donc dans l’assouplissement des conditions pour la relance mais la démonstration de la rentabilité de la station sur une base économique sans deniers publics reste à faire. La saga d’Orford demeure encore un jeu de parchési avec ses serpents et ses échelles. La partie est encore loin d’être gagnée.

* COMPTE RENDU COMPLET DE LA SCÉANCE DE LA MRC  (Le Reflet du Lac)

Source: Roger Laroche - texte & photo + première page du quotidien La Tribune

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